Boko Haram: 27 otages libérés, un plan d’action prévu pour novembre

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Vingt-sept otages de la secte Boko Haram ont recouvré la liberté, après plus de deux mois de captivité. Ils ont été remis au gouvernement camerounais dans la nuit de vendredi à samedi 11 octobre. Parmi eux : dix ouvriers chinois et l’épouse du vice-Premier ministre camerounais Amadou Ali.

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Comme souvent dans pareille opération, c’est le secrétaire général de la présidence de la République qui est allé chercher les otages dans la ville de Maroua. Il s’agit en l’occurrence de 10 ouvriers chinois et de 17 Camerounais, dont l’épouse du vice-Premier ministre Amadou Ali, enlevée lors d’une attaque armée le 27 juillet dernier dans la localité de Kolofata.

Le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, affirme que « tous les otages son sains et saufs. Ces libérations se sont déroulées avec tous les moyens de la nation pour arriver à ce dénouement heureux. »

Selon des sources policières à Maroua, la remise des otages au gouvernement camerounais a eu lieu à un poste frontalier de l’Etat du Borno, du côté du Nigeria, et le département du Mayo-Sava, au Cameroun.

Libres et en sécurité, les 27 ex-otages sont arrivés ce samedi dans la journée à Yaoundé. Sur les conditions de leur libération, quelques indiscrétions laissent échapper un éventuel échange de prisonniers.

Le gouvernement était-il en contact avec les membres de la secte Boko Haram pour des négociations ? Le ministre de la Communication reste évasif : « A quoi bon répondre à cette question dès lors que l’objectif est atteint ? »

Y a-t-il eu par ailleurs paiement de rançon ? Le ministre de la Communication répond : « Je n’ai aucun commentaire à faire dès lors que tous les moyens ont été mis à contribution pour obtenir la libération de tous les otages. »

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La force régionale mise en place pour lutter contre le groupe armé islamiste nigérian Boko Haram entrera en action en novembre, ont décidé les chefs d’Etats du Nigeria et des pays voisins au terme d’un sommet mardi à Niamey. L’établissement de son Etat-major sera «accéléré» «de façon à le rendre opérationnel avant la fin du moins de novembre», quand les «bataillons dédiés au combat contre Boko Haram» seront déployés «dans les mêmes délais» «à nos frontières respectives», a déclaré le président nigérien Mahamadou Issoufou dans son discours de clôture.

Quelque 700 soldats des armées du Niger, du Nigeria, du Tchad et du Cameroun composeront cette force régionale dont la création avait été décidée en juillet. La contribution du Bénin, invité au sommet, n’est pas encore connue.

Dans un communiqué conjoint, les chefs d’Etat de ces pays ont même fixé la date de mise en place des contingents militaires au «1er novembre», quand l’Etat-major devra fonctionner au «20 novembre». «Rien ne sera plus comme avant. Nous serons conséquents avec nous-mêmes et mettrons en oeuvre les décisions que nous venons de prendre», a commenté le président du Tchad Idriss Déby, soit «mutualiser nos forces» pour «faire face» à la «nébuleuse terroriste». «Les intérêts du Bénin sont concernés. De ce point de vue, c’est une question de vie ou de mort», a réagi Thomas Yayi Boni, le leader béninois, dont le pays va selon lui «répondre à l’appel du sommet», sans plus de précision.

La rencontre s’est déroulée alors que rien ne semble pouvoir endiguer la montée en puissance de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, où le groupe menace désormais de s’emparer de la capitale de l’Etat de Borno, Maiduguri, un carrefour régional de près d’un million d’habitants.(soure: liberation)

 

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