Brésil: la présidente suspendue Dilma Rousseff et Lula n’assisteront pas à l’ouverture des JO de Rio

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Au Brésil, la présidente suspendue Dilma Rousseff et son prédécesseur Lula ont fait savoir mardi qu’ils n’assisteraient pas à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Rio le 5 août.

C’est un nouveau chapitre dans la crise politique qui secoue le Brésil depuis des mois. Ni la présidente suspendue du Brésil Dilma Rousseff, ni son prédécesseur Luiz Inacio Lula da Silva, grâce à qui les Jeux olympiques ont été attribués à Rio, n’assisteront à la cérémonie d’ouverture au Maracana le 5 août.

« Elle n’ira pas », a déclaré mardi à l’AFP une source du Palais de l’Alvorada où Dilma Rousseff attend le résultat de sa procédure en destitution. « Lula ne viendra » pas, a affirmé à l’AFP le porte-parole de l’Institut Lula à Sao Paulo, José Chrispiniano dans un bref email.

Dilma Rousseff, écartée provisoirement du pouvoir le 12 mai par le Sénat, dans l’attente du jugement final de sa procédure de destitution pour maquillage des comptes publics présumé, a indiqué lundi 25 juillet dans une interview au service portugais de RFI qu’elle refusait « d’être au second plan » lors de cette cérémonie des Jeux.

 

« Pour commencer, ils sont le fruit d’un grand travail de l’ex-président Lula (2003-2010). Deuxièmement, parce que le gouvernement fédéral a fourni l’infrastructure des JO » (sous son gouvernement 2011-2016), a-t-elle souligné.

Michel Temer, un discours éclair pour ouvrir les Jeux

Le 12 mai, elle a été remplacée par son vice-président de centre droit, Michel Temer, qu’elle accuse de l’avoir trahie et ourdi un « coup d’État » parlementaire. C’est lui qui ouvrira officiellement les Jeux avec un discours éclair pour éviter de se faire huer, selon la presse brésilienne.

 

L’ancien président Lula, qui avait pleuré de joie en apprenant le 2 octobre 2009 à Copenhague que les JO-2016 avaient été attribués à Rio et que les habitants cariocas étaient en liesse sur la plage de Copacabana, n’a pas dit explicitement pourquoi il n’irait pas au Maracana.

« Pour le Brésil, les jeux Olympiques vont redonner confiance au peuple », avait affirmé Lula, résumant le sentiment du pays avant le vote du Comité international olympique (CIO) à Copenhague.

D’autres ex-présidents, Fernando Henrique Cardoso, Fernando Collor de Mello et José Sarney ont été invités pour la cérémonie. (france24)

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