Burkina Faso: La médiation se poursuit avec Macky Sall et Boni Yayi

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La médiation se poursuit au Burkina Faso, sous la direction de Macky Sall et Boni Yayi, qui ont multiplié les rencontres, avec Michel Kafando notamment.

Les présidents sénégalais et béninois poursuivaient samedi leurs consultations au Burkina Faso après s’être longuement entretenus la veille avec le général putschiste Gilbert Diendéré, dans l’espoir de permettre au pays qui devait aller aux urnes en octobre de reprendre rapidement « sa marche vers la démocratie ». Ces entretiens se déroulaient dans l’hôtel Laïca de Ouagadougou, où la tension reste importante.

Dans la capitale, où les appels à la « désobéissance civile » se sont multipliés, les maisons de deux anciens proches de l’ex-président Blaise Compaoré – Simon Compaoré, ancien maire de Ouagadougou et Salif Diallo qui ont tous deux rejoint les rangs de l’opposition en 2014 – ont été saccagées dans la nuit de vendredi à samedi.

Seuls quelques marchés et magasins avaient rouvert samedi matin. Mais la plupart des stations essence et des banques restaient fermées. Le président de l’Assemblée du régime renversé, Cherif Sy, avait appelé vendredi la population à la mobilisation, tout comme le mouvement « Balai citoyen », en pointe dans le soulèvement populaire contre M. Compaoré l’an dernier.

 

Arrivés la veille au Burkina, le président sénégalais Macky Sall, président en exercice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), ainsi que son homologue béninois Thomas Boni Yayi ont rencontré samedi des membres de l’opposition, des syndicats ainsi que des hauts gradés militaires.

Ils se sont également entretenus avec le président du régime de transition du Burkina Faso, Michel Kafando, libéré jeudi soir après avoir été séquestré par les putschistes. Les deux chefs d’État africains devaient également revoir samedi Gilbert Diendéré, qui a multiplié auprès d’eux les gages de bonne volonté.

« Nous voulons tout simplement avoir des propositions pour aller aux élections dans la sérénité dans la paix, et faire en sorte que les résultats soient incontestés et incontestables », a assuré M. Diendéré sur TV5 Monde vendredi soir.

Macky Sall, lui, a appelé vendredi en fin de soirée à lancer « une dynamique de réconciliation nationale, de pardon, arrêter la violence, faire en sorte qu’un schéma accepté par tous et bien entendu de la communauté internationale, puisse permettre au pays de se repositionner dans sa voie et dans sa marche vers la démocratie ». (jeune afrique)

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