COP 21: la plus grande conférence sur le climat jamais organisée aura lieu lundi 30 novembre à Paris

logoCOP21-ppal

Lundi 30 novembre, près de 150 chefs d’État seront autour de François Hollande pour le lancement de la COP21. C’est la plus grande conférence sur le climat jamais organisée. À Copenhague en 2009, ils n’étaient que 120. Petit guide pour tout savoir sur cette conférence qui va se tenir pendant près de deux semaines.

Tout d’abord, le terme COP reprend les initiales en anglais de Conférence des Parties. Les parties, ce sont les 195 pays qui vont négocier et qui ont tous signé la convention sur le changement climatique au sommet de la terre a Rio en 1992. Et 21 ? C’est tout simplement la 21e année de suite que tous ces pays se réunissent pour essayer de prendre des mesures.Il y a eu la COP1, la COP2, et il y aura la COP22 l’année prochaine. Elle se tiendra au Maroc.

Une COP21 sous haute surveillance

Les conférences vont avoir lieu au Bourget, au nord de Paris, dans un Parc des expositions. Le tout sous très haute protection. Samedi 28 novembre, le Bourget ne sera plus un territoire français puisqu’il va passer sous le contrôle de l’ONU. C’est le cas pour toutes les négociations climat.À l’intérieur, c’est la police de l’ONU qui va assurer la sécurité de 25.000 négociateurs, ONG et journalistes. La police française sera, quant à elle, déployée tout autour du site.

Quel est l’enjeu de cette conférence ?

Les participants vont négocier pendant 11 jours pour obtenir un accord pour limiter le réchauffement du climat. La température a déjà augmenté d’un degré en un siècle, avec les dégâts qu’on connaît, comme 20 millions déjà de réfugiés climatiques par an qui fuient leurs terres. Concrètement, pour que la planète reste vivable, il faudrait que la hausse ne dépasse pas 2 degrés.

Pourquoi dit-on que c’est le sommet de la dernière chance ?

Car le temps presse. Cet accord devra s’appliquer juridiquement en 2020 car il faut laisser le temps aux pays de le traduire dans leurs législations nationales. Les climatologues sont catégoriques : il faut absolument signer un accord cette année. Après, il sera trop tard pour inverser la machine du climat.

Quel rôle pour les chefs d’État ?

Ce ne sont pas les chefs d’État qui négocient. Ils viennent lundi pour donner un caractère solennel, dire que le climat c’est important, que les sécheresses, les tempêtes, engendre pauvreté et terrorisme. Ils vont donc dire à leurs négociateurs de tout faire pour trouver un accord. À Copenhague en 2009, les chefs d’État étaient venus à la fin, mais ça n’avait servi à rien.

Qui sont les négociateurs ?

La première semaine, ce sont des techniciens du climat des fonctionnaires, et la deuxième semaine ce sont les ministres qui prendront le relais pour finaliser le texte, qui fait pour l’instant 28 pages. C’est beaucoup plus encourageant qu’avant Copenhague, car en 2009, il faisait 300 pages. Mais il reste beaucoup de questions à trancher. C’est pour cela que les Nations unies ont décidé mercredi 25 novembre d’avancer les discussions a dimanche 29 novembre.

Que faudrait-il dans ce texte pour que cette conférence soit un succès ?

Les 167 pays ont mis sur la table des promesses, des mesures concrètes, des chiffres pour moins polluer. Mais pour l’instant, elles ne permettent pas d’arriver à 2 degrés, on est plutôt à 3 degrés. Mais il faudrait que cet accord rende ces promesses obligatoires et que personne ne reviennent en arrière. Il faudrait également que les pays acceptent de se revoir tous les 5 ans pour chaque fois proposer plus. Et puis, il va falloir trouver 100 milliards par an pour les pays pauvres et les aider a changer eux aussi d’économie, de type d’énergie, pour qu’ils puissent arrêter le charbon et se mettre au solaire. Mais ces pays ont besoin d’argent. C’est ce sujet qui pourrait faire échouer le sommet. Le résultat des négociations devrait être connu le 12 au petit matin. (source:RTL)

Comments are closed.