Euro 2016: la France en 8e de finale après une victoire de 2-0 face à l’Albanie

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Décidément, depuis le début de l’Euro-2016, les Bleus aiment à se faire peur. Comme face à la Roumanie la semaine passée, l’équipe de France de football a attendu la dernière minute du temps réglementaire pour trouver l’ouverture et s’assurer un succès longtemps improbable face à une solide Albanie (2-0).

Griezmann (90e) et Payet (90e+6), une nouvelle fois élu « homme du match », ont offert aux Bleus la qualification pour les huitièmes de finale du tournoi, au terme d’une rencontre qui a longtemps sonnée comme un récital d’occasions manquées.

Si, comme la semaine passée, les Bleus peuvent se satisfaire d’une victoire acquise au coup de sifflet final, difficile d’occulter totalement le fait que Giroud et ses coéquipiers ont fait preuve d’une incroyable maladresse. En l’espace de 89 minutes, ils ont frappé 20 fois au but, jamais dans le cadre.

Galvanisés par les 65 000 spectateurs d’un Stade Vélodrome en fusion, ils ont pourtant d’emblée montré de l’allant, sous les yeux de Pogba et Griezmann, cantonnés au banc de touche. L’inévitable Payet, sur coup franc, a même trouvé la tête de Giroud dès le début de la rencontre, mais la reprise de l’attaquant d’Arsenal a filé au dessus, prélude d’une difficile soirée (4e).

Martial n’a pas fait sa loi

Quelques minutes plus tard, c’est encore le Réunionnais qui a trouvé l’espace nécessaire pour alerter Martial dans l’axe, mais le Mancunien, face au but, a trop temporisé et s’est finalement fait déposseder du ballon (21e).

Puis, après un premier quart d’heure totalement à l’avantage des hommes de Didier Deschamps, les Albanais se sont enhardis, à l’image de Hysaj, qui a mystifié Martial côté gauche avant de centrer en force dans la surface. Lloris, vigilant, a soulagé sa défense (25e).

Cette défense, justement, a confirmé un peu plus les doutes à son égard. La charnière Rami-Koscielny a assuré le minimum syndical, à l’image du défenseur des Gunners, qui a sorti d’une tête plongeante un long ballon dangereux dans la surface (38e).

En revanche, durant cette première période, Evra a été totalement submergé. Il a miraculeusement évité un carton après une intervention plus que litigieuse sur Lila, qui a littéralement goûté aux crampons du latéral de la Juventus.

Et sur le coup franc qui à suivi, à 25 mètres excentré côté droit, la frappe de Memushaj a flirté avec la transversale de Lloris, qui était toutefois sur la trajectoire. Une dernière tentative qui a permis aux Albanais de virer en tête aux points à la pause, 5 tirs contre 4 aux Français.

Poteaux ronds et pieds carrés

Au retour des vestiaires, Deschamps a sans surprise invité Martial à se rasseoir sur le banc des remplaçants, au profit de Pogba, ovationné par le Vélodrome.

Dès l’engagement, les Bleus ont essayé de se faire pardonner, mais ni la tête de Coman (46e) ni le coup franc de Payet (47e) qui ont suivi n’ont trouvé le cadre. Et à force de ne pas cadrer, Ils ont failli prendre une belle leçon de réalisme. Sur un long ballon en profondeur, Memushaj a devancé la charnière de la tête et catapulté le cuir sur le montant gauche de Lloris, tout heureux de voir finalement le ballon sortir en six mètres (52e).

À réaction une nouvelle fois, les Français se sont procurés une nouvelle occasion par Payet, qui a parfaitement trouvé Pogba au second poteau. Le nouvel entrant, d’un tacle rageur, a failli faire basculer le match, mais sa reprise a elle aussi fui le cadre de Berisha (54e). Peu satisfait du rendement de ses attaquants, Payet s’est donc essayé à la finition, mais, comme un symbole, sa frappe a également terminée loin du cadre (58e).

Au fil des minutes, les Bleus ont accentué leur pression sur des Albanais de plus en plus regroupés dans leur moitié de terrain. Giroud, quelques minutes plus tard, a cru libérer les siens, mais c’est la base du poteau gauche de Berisha qui a repoussé le ballon (68e).

Coaching gagnant

Puis, Deschamps a décidé de faire entrer Griezmann (67e), puis Gignac (76e). Coaching gagnant pour l’ancien entraîneur de la Juventus et de l’OM, puisque c’est l’attaquant de l’Atletico, sur un très bon service de Rami, qui a délivré les 65 000 spectateurs de l’enceinte marseillaise d’une tête rageuse (90e).

Et, comme un symbole, alors que le stade entonnait une vibrante Marseillaise, c’est l’ancien joueur de l’OM Dimitri Payet qui a conclu la soirée d’une superbe frappe du droit, logeant le cuir dans le petit filet d’un Berisha médusé (90e+6).

Suffisant pour que les Bleus puissent revendiquer le statut de première équipe qualifiée pour les huitièmes de finale d’un Euro-2016 plus ouvert que jamais. Mais après deux rencontres, ces Bleus à réaction sont encore loin, très loin, d’avoir convaincu dans le jeu. L’état d’esprit, en revanche, est bel et bien de la partie. (france 24)

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