El Hadji Hamidou KASSE, l’homme à la tête de l’organisation du 15ème Sommet de la Francophonie à Dakar

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6000 participants sont attendus à Dakar

Dakar accueille la 15 ème conférence de la Francophonie les 29, 30 Novembre prochain. Les organisateurs veulent battre le record de participation avec un nombre de 6000 participants. Dans cet entretien qu’il a accordé au Magazine Time for Africa le président du comité scientifique El Hadji Hamidou Kassé nous dessine les grands axes du XVe sommet de Dakar.

Time For Africa: Comment le Sénégal prépare le sommet de Dakar ?

EL Hadji Hamidou Kassé: Le Sénégal prépare le sommet à trois niveaux. Le premier niveau est thématique nous avons proposé les 7 et 8 Novembre 2013 à Paris à la conférence ministérielle de la Francophonie le thème global du sommet qui est ainsi intitulé «Femmes et Jeunesses en Francophonie Paix et Acteurs de Vecteurs de développement ». Et devant l’ensemble des ministres des pays membres de la francophonie ce thème a été décliné nous avons donné les raisons impératives qui nous ont conduit au choix de ce thème notamment le contexte dans nos pays au Sénégal, en Afrique aussi dans l’espace francophone voire le monde.

Nous assistons à l’émergence très active des femmes et des jeunes pas seulement comme variable démographique mais surtout comme force politique, comme force politique montante.
Deuxièmement malgré cette émergence les femmes et les jeunes restent toujours victimes des crises sociaux-économiques de conflits mais également discrimination et de stigmatisation au sein de la société.

Par ailleurs nous avons assisté depuis ces trente dernières années à l’irruption très active des jeunes sur la scène de l’histoire ainsi que les femmes ils ont été au cœur des mutations, des révolutions et des évolutions des plus profondes de nos sociétés au point de changer un peu la configuration au plan politique,économique et social dans tous nos pays. Pour toutes ses raisons nous avons penser qu’il est important et impérative de réfléchir sur le thème «Femmes et Jeunesses» en les articulant ou l’articulant à la problématique de la paix. Par ce que sans paix il n’y a pas de développement, pour qu’il y est paix il faut répondre aux attentes des jeunes et des femmes. Mais sans le développement également il n’y a pas de paix dans tous les cas pour atteindre un certain niveau de développement, il faut répondre aux attentes des femmes et des jeunes. C’est donc tout cela l’un est mis dans l’autre que nous avons choisi le thème «Femmes et Jeunesses en Francophonie Paix et Acteurs de Vecteurs de développement». Et des pays membres de la francophonie ont adopté à l’unanimité et sans discussion ce thématique. Et depuis lors ils sont en train de négocier maintenant la déclaration de Dakar qui tourne autour de ce thème.

Cette déclaration récapitulant les propositions et les positions fortes des chefs d’Etats et de gouvernements membres de la francophonie. Ce niveau de préparation intellectuelle et scientifique est très avancé sur ces deux aspects le choix du thème et la déclaration de Dakar, mais également nous sommes en train d’organiser un ensemble de rencontre à dimension internationale pour nourrir intellectuellement la thématique et préparer le XVe somment de Dakar.

Le deuxième niveau niveau de préparation est axé sur le plan organisationnel nous avons mis en place une lettre de délégation générale à l’organisation qui s’occupe de l’aspect des matériels, de logistiques notamment dans le domaine: de l’accueil, hébergement, transport, sécurité, restauration, santé, protocole etc..

Tout cela a été bien confié, c’est la raison pour laquelle des commissions ont été mises en place. Et on travaillait sur la production de norme et de guide n’est ce pas pour justement qu’une de ses activités soient encadrées par un nombre de qualité totale.

Le troisième aspect de la préparation c’est la construction du centre de conférence international de Diamniadio qui est en train d’être finalisé. Diamniadio se trouve à une vingtaine de minutes de Dakar, nous avons érigé un centre ultra-moderne avec les dernières technologies en matière d’accoustique et audiovisuelles. Et cette infrastructure certainement unique en son genre en Afrique de l’Ouest qui va accueillir la XVe conférence des chefs d’Etats et de gouvernements membres de la francophonie.

Le Sénégal a-t-il franchit le pas sur toutes les responsabilités qui lui ont été conférées à l’approche du sommet ?

Oui bien sûr le Sénégal est tout à l’aise en la matière. Par ce que nous avons organisé en 1989 le 3e sommet de la francophonie, nous avons organisé deux fois le sommet de l’organisation de la conférence islamique (Oci), notre pays a aussi abrité le sommet de l’Unité Africaine. Nous avons accueilli de grandes manifestations notamment en 1966 le festival mondial des Arts Nègres, en 2012 le festival mondial des arts nègres (Fesman) . Sans oublier sur le volet sportif le Sénégal a organisé la Coupe d’Afrique des Nations de Football (Can) en 1992. Nous avons organisé beaucoup d’événements qui font que notre expérience a été capitalisée est a été jugée pertinent par tous les partenaires. Donc nous n’avons pas droit à l’erreur. C’est la raison pour laquelle le Président Macky Sall insiste pour que l’organisation de cette Xve conférence de Dakar soit encadrée par la norme de qualité totale sans faute. Donc de ce point de vue je peux dire au plan infra structurel,organisationnel et intellectuel le Sénégal est tout à fait au point.

Le rendez-vous de Dakar est important. Avez-vous l’ambition de faire une grande marche de la francophonie en générale avec une langue française en disparition ?

A mon avis il faut éviter de parler de la disparition de la langue française. Ou de même il est vrai que l’anglais aujourd’hui domine nettement toutes les autres langues y compris les langues nationales. Les langues internationales qui ne sont qu’aux nombres de trois dont : le Français, l’Anglais et l’Espagnol. Il y a que trois langues internationales, vous avez maintenant des langues qui sont parlées par une majorité écrasante comme le mandarin en Chine. Au Sénégal on parle français ce n’est pas originellement sénégalaise. Et donc les trois langues internationales sont aujourd’hui c’est vrai dans un site de développement tout à fait inégal. L’anglais domine nettement, mais le français existe et sa résistance aura l’intensité que nous lui affecterons. Si nous arrivons à ré-enchanter l’espace francophone si nous arrivons ré- enthousiasmer les jeunes, les femmes qui sont les vecteurs les plus efficaces, les plus pertinents de la langue française. Et des valeurs qui structurent la francophonie nous aurons gagné le combat de la persistance, je ne dis de la présence, mais la persistance de la langue française dans le monde. Si également nous accompagnons cela avec une perspective très claire au plan économique et social, mais également au plan scientifique et culturel. Nous aurons également accompagner ou plutôt conforter la présence et la persistance de la langue française. Par ce que vous savez, il faut pas se tromper une langue elle vit en fonction également de la vitalité de l’espace économique, scientifique et culturel dans lequel elle évolue. Si vous avez une langue qui n’est pas porteuse de victoire économique, elle ne peut pas survivre, le Grecque et le Latin a un moment étaient déconnecté de la sphère de la production économique et commerciale, elles n’ont pas survécu.

Si donc vous avez des langues actives économiquement. Vous avez une langue qui évolue dans un espace commercial très dynamique, vous avez également une langue qui évolue dans un espace culturel très dynamique dont les produites et les valeurs se vendent aisément dans le Monde. Vous avez une langue porteuse de victoire scientifique c’est-à-dire une langue dans laquelle ont fait des découvertes scientifiques, dans laquelle on produit, et on publie des articles de fonds que tout le monde peut afin aspirer à lire, il est évident que vous pouvez veillez au développement de cette langue.

Donc la langue ne peut se développer en dehors de ces dimensions économiques, commerciales, culturelles, scientifiques et technologiques etc…

Donc si nous parvenons en tant que espace francophone à évidement développer la sphère économique, scientifique, culturelle nous aurons sauvé la langue française de son affectif. Pour terminer là-dessus je dois juste souligner le sommet de Dakar va décliner deux stratégies. Une stratégie économique pour renforcer la coopération dans l’espace économique francophone pour mieux exploiter le potentiel dans les différents pays, mais également pour positionner nos entreprises dans le Monde. Deuxièmement il y a une stratégie jeunesse qui va réarmer la jeunesse, qui va ré-enthousiasmer et ré-enchanter la jeunesse dans l’espace francophone. Tout cela évidement peut participer à la vitalité et à la revitalisation de la langue française.

Pensez-vous que l’avenir de la francophonie se joue en Afrique ?

Je dirais elle se joue en Afrique en partie. Par ce que simplement d’ici les prochaines décennies la majorité des locuteurs en français sont en Afrique. Deuxièmement l’Afrique selon dignes des spécialistes est le continent de l’avenir c’est- à-dire au plan économique c’est le centre du Monde est partie de l’Europe vers l’Amérique du Nord de plus en plus vers l’Asie la Chine etc… Et en partie des pays comme le Brésil, l’Inde, autant le centre du Monde va également toucher l’espace africain.

Sur le plan économique c’est le seul continent qui une marge de croissance exceptionnelle voire même exponentielle. C’est également le continent où les ressources naturelles sont loin d’avoir été exploitées. C’est le continent qui a une structure démographique unique au Monde, la jeunesse du continent est manifeste, tandis que dans les autres continents en Asie ou Europe on assiste à un vieillissement de la population. Nous avons une structure démographique en Afrique qui fait justement qu’il y a de l’avenir. Il y a de l’avenir en Afrique on peut utiliser cette formule. Parce que les forces vives, les jeunes et la jeunesse est tout à fait de la catégorie de la population la plus importante, majoritaire elle porte les valeurs de dynamisme, de créativité, d’inventivité ce sont des talents, des génies qui vont forcément faire la différence.

De ce point de vue accompagner le développement de la francophonie, développement de nos pays sur le plan économique et social comme je le disais tantôt fait également du contient que l’avenir de la francophonie se joue en Afrique.

25 ans, après celui de 1989. Pensez-vous que ce retour aux sources est une façon de proposer une substance de qualité à la très forte présence de chefs d’Etats et gouvernements invités?

Oui nous avons une ambition formidable. D’abord la francophonie comme je le dis, elle est originellement du Sénégal. Par ce que Léopold Sédar Senghor n’est pas seulement un des pères fondateurs de la francophonie, Léopold Sédar Senghor est l’inspirateur pour ne pas dire le fondateur de la francophonie. Bien évidement il a eu des compagnons comme le Prince Norodon Shianouk du Cambodge, Amani Dioury du Niger sans oublier Habib Bourguiba de la Tunisie.

Mais fondamentalement Léopold Sédar Senghor avant même l’indépendance a eu l’inspiration d’une francophonie institutionnelle. C’est-à-dire d’un espace qui regroupe les pays francophones qui ne partagent pas seulement la langue, mais qui partagent aussi les valeurs portées et drainées par cette langue-là. Vous savez le français a été la langue dans laquelle la déclaration universelle des droits de l’homme a été écrite celle de 1889 et comme celle 1945. C’est dans cette langue que la déclaration des droits a été faite. Deuxièmement l’espace francophone est connu pour sa sensibilité et aussi sa créativité. Pour sa sensibilité à la culture, sa sensibilité à la poésie qui généralement prédispose à la liberté, à la démocratie. Par ce que la poésie est le siège même de la liberté d’expression. Donc c’est la raison pour laquelle Léopold Sédar Senghor a pensé très tôt que le français pouvait être le socle des pays ayant en commun la langue française.

Mais non seulement la langue française, mais également les valeurs dirai-je de droit, de tolérance, de démocratie, de liberté et aussi d’ouverture à l’autre même si par ailleurs on s’en racine par sa culture.

Est de ce point de vue donc le Sénégal ne peut nourrir que beaucoup d’ambition d’autant plus que c’est la deuxième fois que nous organisons le sommet de la francophonie. Avec ce 15 ème sommet le président Abdou Diouf qui a porté la francophonie à un niveau très élevé en termes de visibilité, crédibilité et notoriété va sortir donc c’est son ultime poste est par conséquent pour nous, si nous parvenons à conférer de ce 15 ème somment une dimension politique, intellectuelle, scientifique et exceptionnelle c’est tout à fait à l’honneur du Sénégal par ce que nous aurons célébré la sortie d’un de ces illustres fils en l’occurrence le Président Abdou Diouf qui a été un acteur exceptionnel du positionnement actuel de la francophonie dans l’espace francophone. Enfin nous avons chois un thème qui reflète les attentes les plus profondes, les aspirations, les inspirations des peuples francophones enfin «Femmes et jeunes vecteurs de paix acteurs de développement».

Ce sont-là trois catégories, trois notions, trois concepts qui font l’actualité mondiale. Allez-y dans les pays du printemps arabe ce sont les jeunes et femmes, vous allez dans les révolutions démocratiques africaines ce sont les jeunes et les femmes. Mais en fin nous allons également à partir de 2015 un nouvel agenda du développement mondial ce qu’on appelle l’agenda 2015. Après les objectifs du millénaire pour le développement (Omd). Et en fin le Sénégal est reconnu comme une terre de culture où on a connu des intellectuels de très haut niveau: Senghor, Cheikh Anta Diop etc…

Donc nous pouvons prétendre en toute modestie que nous avons la puissance intellectuelle, la puissance scientifique nous avons aussi la légitimité politique par ce que nous sommes une démocratie majeure. Pour que ce 15 ème sommet de la francophonie soit un tournant dans l’histoire de la francophonie. Ce que justement l’après sommet de Dakar va ouvrir de nouveaux chantiers pour sans doute l’histoire retiendra que nous avons organisé le meilleur sommet.

La réussite dépendra d’un taux de participation des pays membres. On peut avoir l’indice de rayonnement des pays qui prendront part à ce 15 ème sommet?

En principe nous devons avoir cent trois (103) délégations environ ce sera un record. Par ce qu’à la lumière des réactions notons qu’aujourd’hui beaucoup de pays ont confirmé leur participation.
Beaucoup d’institutions internationales avec lesquelles l’organisation internationale de la francophonie (Oif) a signé une convention ont également confirmé leur participation. Nous avons en dehors des officiels toutes sortes d’acteurs et organisations internationales et gouvernementales et non gouvernementales, les associations de jeunes, de femmes etc… vont affluer vers Dakar. Nous aurons ces 103 délégations qui correspondent à quelque chose comme trois mille délégués.

Nous aurons environ deux mille cinq (2500) à trois mille (3000) participants qui ne sont pas des délégués officiels. Nous aurons six mille personnes qui vont participer directement au sommet de Dakar. Du côté des médias nous attendons entre cinq cent (500) et six cent (600) journalistes. Nous aurons aussi cent cinquante (150) télévisions qui vont venir à Dakar. Ces télévisions vont travailler avec le diffuseur hôte notamment la Radio Télévision Sénégalaise (Rts).

Durant le sommet de Dakar, le Sénégal sera sur les projecteurs. Le Sénégal sera la capitale francophone du Monde, le Sénégal sera également une place où une partie, du destin de l’humanité va se jouer. Par ce que vous savez comme je le disais la francophonie est devenue aujourd’hui un acteur majeur des relations internationales et qui cherche à être plus influente encore pour dessiner ce que devaient être les contours de l’évolution de l’espace francophone. Pour peser davantage le destin de milliards de personnes pour jouer un rôle plus considérable afin que le Monde soit plus joyeux, afin les enfants, les jeunes et les femmes retrouvent le sourire tout à fait modestement. Mais afin exactement ceux qui se sentent exclus, ceux qui se sentent dans les marges, ceux qui se sentent derrières puissent afin retrouver l’espoir. Et ça les chefs d’États et de gouvernements, les forces vives de la francophonie, les organisations non-gouvernementales (Ong), la société civile ont justement à partir de Dakar œuvré pour que justement le Monde retrouve un tout petit peu le bonheur en particulier en droit d’espérer.

Le souci de la francophonie c’est de préserver la diversité culturelle. Comment appréciez-vous la cohabitation la langue française et les langues nationales africaines?

Tout à fait c’est important par ce que la francophonie c’est vrai le socle c’est le français. Par ce que c’est la langue en partage, malheureusement le Wolof n’est pas une langue en partage car elle n’est pas parlée comme je disais au plan internationale. Le Pulhar est une langue en partage dans une sphère tout à fait limitée plutôt africain. Le Shuwaïli XXX Pour nous en limiter-là. On peut dire que le français existe d’autant plus avec ses langues, la francophonie postule avec le multilingusme et la diversité culturelle. Je vous donne juste une exemple : Il y a dans le programme de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) un prix qui est décerné à des auteurs qui se sont particulièrement manifestés dans la proposition des langues africaines. Ce prix s’appelle le prix xxxx qui est distribué durant tous les deux ans à l’occasion du sommet. Les derniers jurys de ce prix ont été d’ailleurs présidés par notre compatriote, l’illustre écrivain Cheikh Amidou Kane. Il y a deux auteurs qui ont été distingués dont un Rwandais qui a travaillé sur la langue Rwandaise. Et puis un Peulh du Cameroun qui travaillé sur le Peulh parlé au Nord du Cameroun c’est-à-dire dans l’Adamao. Alors on espère que ces deux chercheurs vont recevoir leurs prix à Dakar. C’est pour vous dire que l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) ne travaille pas seulement pour la promotion du français, l’Oif travaille également pour la préservation du multiple-lingusme et de la diversité culturelle Et ça c’est important peut-être de le rappeler vous savez une langue ne vit en dehors de son interaction et de son dialogue des autres langues. L’anglais s’enrichit tous les jours depuis le Latin, le Grec mais également s’enrichit avec de nouvelles créations. Le Web n’existait pas avant. Il a fallu des révolutions technologiques avec des supports de l’information et de la communication pour que les concepts de Craftfounding des supports d’internet etc… Tous ces mots sont venus avec les évolutions technologiques. Donc une langue c’est un corps et un corps maintenant il faut l’entretenir il faut aller voir le médecin, il faut faire du sport, il faut prendre soin de son esthétique sinon il se détériore un jour ou l’autre il se meurt. C’est également çà une langue. Une langue c’est aussi le miroir avec les autres langues, c’est effet de miroir qui fait de bon. On emprunte, il y a des emprunts et même des influences. Il y a même si vous voulez des influences très profondes y compris la structure de la langue. La langue française et les langues africaines c’est ça. Nous au Sénégal nous avons inventer «Dibiterie» cela n’existait pas, maintenant c’est dans le dictionnaire.

Nous avons inventé primature, essencerie, gouvernance. Là-bas les gens parlent de gouvernorat Léopold Sédar Senghor a parlé de gouvernance. Vous voyez c’est la raison pour laquelle d’ailleurs l’académie française à une section dictionnaire. Senghor a été derrière très actif c’est eux qui chaque année recense les mots qui doivent faire partir du dictionnaire. C’est un tout petit çà. Pour vous rassurez il y a une coexistence pas seulement pacifique mais très harmonieuse entre le français et les autres langues.

Si je vous dis Time For Africa. A quoi vous pensez?

A quoi je pense. Rire… Vous savez il y a une initiative qu’on voulait prendre récemment avec des jeunes Africains de leur laisser la liberté totale de pense l’Afrique. De dire dans quelle Afrique ils veulent vivre en partant de l’Afrique qu’ils vivent aujourd’hui. Donc de dire leurs rêves qui est suivit soit à l’espoir ou à leur espérance. Soit au désespoir est au civisme. Mais le plus caractéristique de ce que nous avons c’est que ces jeunes-là sont des jeunes qui croient. Ce sont des jeunes qui disent de toutes les manières le monde est ou sera de ceux que nous en ferons. Ce sont des jeunes qui pensent qu’on ne doit plus plafonner les ambitions aujourd’hui. Ce que les aînés ont accepté est devenu tout à fait inacceptable. Que les frontières doivent sauter, de même que les verrous, les goulots d’étranglement aussi doivent sauter. Cette Afrique-là dont rêvait les grands poètes dans la période de lutte durant le colonialisme dont les David Diop etc… Puissent en fait s’éclore . Je disais tantôt que la francophonie se joue en Afrique , mais le Monde se joue en Afrique, par ce que nous sommes un continent jeune. Nous sommes un continent où on vient chercher ce qui rafraîchit le Monde ou ce qui fait en tout petit peu éclatante la beauté du Monde. Dans un contexte vous avez partout des guerres vous avez des extrémistes intolérables. Vous savez des exclusions inacceptables , vous avez également des injustices tellement criantes.

Si nous voulons ré-enchanter le Monde, il nous faut véritablement réinterroger l’Afrique. Il faut questionner l’Afrique et ne peut seulement entendre l’Afrique mais surtout écouter l’Afrique dans ses profondeurs par ce que ce continent à quelque chose à redire, ce continent à quelque chose à dire à l’humanité.

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