La CAN 2015 s’ouvre sous le signe de la lutte contre Ebola

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La Coupe d’Afrique des nations 2015 a démarré samedi avec la cérémonie d’ouverture qui s’est tenue dans le stade de Bata, le plus grand du pays avec ses 40 000 places, en Guinée équatoriale. Sous le signe d’Ebola, l’épidémie qui fait toujours des ravages en Afrique de l’Ouest.

Sans l’épidémie Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest, la CAN 2015 ne se serait jamais tenue en Guinée équatoriale. Prévue initialement au Maroc, la compétition a finalement été déplacée d’urgence en Guinée équatoriale au début de l’hiver après le désengagement de Rabat, dont la sélection nationale a été exclue de cette Coupe d’Afrique des nations. Mais, même à Malabo ou Bata, le virus Ebola n’a pas disparu des radars. Samedi 17 janvier, de nombreux supporters ont brandi des pancartes « stop Ebola » dans l’enceinte de Bata lors de la cérémonie d’ouverture. Et un immense protocole de prévention a été mis sur pied par la Guinée équatoriale pour prévenir tout risque de contamination.
Des médecins  français, cubains et égyptiens venus en renfort, les protocoles de l’OMS suivis à la lettre: le dispositif sanitaire est impressionnant. Et cela, malgré la « baisse réelle » de nouveaux cas constatée jeudi 15 janvier par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans les trois pays d’Afrique de l’ouest affectés (Guinée, Liberia et Sierra Leone).  Dès son arrivée sur la passerelle de débarquement de l’avion à Malabo (la capitale, sur l’île de Bioko) et Bata, ville la plus peuplée, le passager remet une fiche signalétique sur son état de santé, sa température est prise et ses mains badigeonnées de lotion antiseptique par des personnels en blouse blanche. La sensibilisation à la maladie se déploie dans le pays à travers notamment des pancartes signalant les symptômes, des affiches et des clips de musique  pédagogiques à la télévision.

Une coopération internationale
Des médecins cubains ont été recrutés pour participer à la prévention de l’épidémie, qui a épargné jusqu’ici le pays, et un numéro de téléphone dédié au public en cas d’alerte mis en place. L’Egypte, mais aussi la France par le biais de l’EPRUS (Établissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires), une agence du ministère de la Santé, ont également envoyé des équipes en renfort de l’OMS. « Les protocoles mis en place correspondent à ce qui se fait dans l’ensemble des pays présentant un risque Ebola, a assuré à l’AFP à Malabo Christiane  Bruel, chef de la mission de l’EPRUS. Le risque pour la population est extrêmement faible parce qu’il faudrait qu’il y ait une personne qui vienne d’un des trois pays touchés, et que cette personne soit en contact avec un malade Ebola, qu’elle ait pris l’avion, qu’elle ait eu le temps d’arriver ici sans être malade. Donc la probabilité est extrêmement faible même s’il ne faut pas l’écarter ».

La présence de la Guinée, un symbole
Parmi les pays touchés, seule la Guinée s’est qualifiée pour le tournoi mais elle s’est préparée au Maroc après y avoir disputé ses derniers matches de qualification « à domicile ». Un exploit des joueurs guinéens de Michel Dussuyer, le sélectionneur français de la sélection de Conakry, serait en tout cas un magnifique symbole dans cette CAN 2015. Mais la tâche sera très difficile pour la Guinée placée dans le très difficile Groupe D, avec la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Mali. (source: JA)

 

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