L’Angola et le Brésil reliés grâce à un câble

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La société Angola Cables a confié au japonais NEC Corporation la construction d’un câble sous-marin reliant le pays d’Afrique australe au Brésil. Premier câble de télécommunication de ce type à traverser l’Atlantique Sud, son coût est estimé à 160 millions de dollars.

Durant le dernier trimestre 2016, un câble sous-marin transmettra directement et pour la première fois des données entre l’Amérique latine et l’Afrique. C’est l’engagement pris par Angola Cables.

La compagnie, créée par cinq principaux opérateurs télécoms de l’Angola, a annoncé dans un communiqué publié le 4 novembre avoir signé un accord avec le groupe japonais NEC Corporation pour la construction d’un câble de télécommunications entre la ville de Sangano, située à 120 kilomètres de la capitale Luanda, et Fortaleza, au Brésil.

Ce câble, dont l’installation devrait débuter avant la fin de cette année, disposera d’une capacité pouvant atteindre 40 téraoctets par seconde (4 paires de fibres optiques de 100 longueurs d’ondes pouvant transmettre jusqu’à 100 giga-octets par seconde). Il demandera 160 millions de dollars d’investissement selon Angola Cables et sera le premier à traverser l’Atlantique Sud.

Plus encore, la station d’atterrissement du système de câble de l’Atlantique Sud (SACS) est également celle du WACS (West Africa Cable System), qui relie l’Afrique du Sud au Royaume-Uni en longeant onze pays situés sur la façade atlantique du continent.

Aussi, l’interconnexion entre ces câbles devrait considérable accroître la capacité et la vitesse de transmission de données ces pays et l’Amérique latine. Et même les États-Unis, à terme, lorsque le Cable of The Americas (COTA) que construit NEC Corporation et qui doit relier Santos et Fortaleza au Brésil à Miami en Floride, sera achevé.

La mission d’Angola Cables est de faire de l’Angola l’une des principales plaques tournantes des télécommunications en Afrique. Ce nouveau câble sous-marin, avec nos autres projets, contribuera à améliorer la connectivité entre l’Angola et l’Afrique latine ainsi que l’Amérique du Nord. Nous allons continuer à développer ces autoroutes de l’internet pour permettre à nos clients (opérateurs télécoms, fournisseurs d’accès à internet et entreprises) de marquer leur différence sur le marché africain, aujourd’hui si concurrentiel et évolutif », a affirmé dans un communiqué António Nunes, son directeur général.

Lancé en 2009, Angola Cables est détenu à 51 % par l’opérateur télécoms public Angola Telecom et à 31 % par Unitel. MStelcom, filiale de la compagnie pétrolière nationale Sonangol, détient 9 % de son capital, le fournisseur d’accès à l’internet sans-fil Movicel 6 % et l’opérateur de téléphonie fixe Startel 3 %. (source: jeune afrique)

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