« Merci pour ce moment » de Valérie Trierweiler bientôt au cinéma pourrait rapporter 1.5 millions d’euros ?

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Valérie Trierweiler a déjà touché le jackpot avec « Merci pour ce moment » (entre 1,3 et 1,7 million d’euros avant impôts pour les seules ventes françaises). « Elle pourrait doubler la mise » en partant à la conquête du grand écran, nous assure l’avocat Emmanuel Pierrat, qui défend les intérêts de nombreux artistes et auteurs. Avec ce grand spécialiste du droit de l’édition, nous avons calculé combien l’ex-compagne du chef de l’Etat pourrait gagner avec l’adaptation de son livre au cinéma, annoncée pour « après la présidentielle de 2017″, par la productrice et scénariste Saïda Jawad. Et la somme s’annonce rondelette.

700.000 euros de droits d’auteur

Qu’il marche ou pas lors de sa sortie en salle, le film assurera un minimum garanti à Valérie Trierweiler : les droits d’adaptation achetés par le producteur. « Les tarifs sont très variables, mais ils peuvent aller de 300 000 ou 400 000 euros à 1 million, voire 1,2 million d’euros », estime Emmanuel Pierrat, qui penche pour la fourchette haute dans le cas du best-seller de l’ex-Première Dame. A l’heure actuelle, souligne-t-il, la société de Saïda Jawad, Romarin films, n’a sans doute posé qu’un droit d’option sur le film, le temps de trouver des partenaires pour le financer, et donc versé seulement 10% du montant final.

Cette somme n’ira de toute façon pas entièrement dans la poche de Valérie Trierweiler. La journaliste, en même temps qu’elle a vendu les droits de son livre à son éditeur, les Arènes, a en effet certainement signé un contrat de cession des droits d’adaptation audiovisuelle. « Le deal en général, c’est que l’auteur et l’éditeur se partagent ces droits à 50-50, même si cela peut aller jusqu’à 60-40, voire 70-30 pour des auteurs très connus comme Emmanuel Carrère ou Bernard Werber », explique Emmanuel Pierrat. Valérie Trierweiler ne sachant pas, lorsqu’elle a signé son contrat, que son livre serait tiré à 730.000 exemplaires, et que le cinéma lui ferait les yeux doux, elle n’a peut-être pas négocié un pourcentage si avantageux. Mais Emmanuel Pierrat juge qu’au final, elle pourrait bien toucher 700.000 euros pour ses seuls droits d’auteur.

750.000 euros sur les recettes

A cela devrait venir s’ajouter un intéressement sur ce que le film va rapporter. Valérie Trierweiler peut en effet compter sur un pourcentage des « recettes nettes par producteur », ce qui reste une fois que l’exploitant de la salle a été payé . « Un auteur touche en général entre 1 et 2% de ces RNPP », assure Emmanuel Pierrat. Merci pour ce moment fera-t-il un carton au cinéma ? L’avocat, qui estime à 6 ou 7 millions le coût total d’un tel long-métrage, « voire 8 millions d’euros si un Gérard Depardieu joue le rôle de François Hollande », note que chaque année en France, « pas plus de deux à trois films rentrent dans leur argent » avec leurs seules entrées en salle. Mais qu’il fasse ou non se déplacer plusieurs millions de spectateurs, Valérie Trierweiler percevra également un pourcentage en cas de revente à l’étranger, et à nouveau lors des passages télé ou de la sortie en DVD. Au final, Emmanuel Pierrat évalue donc à environ 750.000 euros ce qui pourrait ainsi lui revenir.

50.000 euros en tant que conseillère

La productrice Saïda Jawad a précisé que Valérie Trierweiler aurait un droit de regard sur le film. On peut donc supposer qu’elle officiera en tant que conseillère. « Faire signer un tel contrat à un auteur permet de se le mettre dans la poche, et ainsi d’éviter qu’il ne fasse ensuite un procès ou ne dénigre le film durant la promotion », note Emmanuel Pierrat. Selon lui, un auteur est payé « minimum 40.000-50.000 euros » pour jouer ce rôle.

On arrive donc à bien à un total de 1,5 million d’euros pour Valérie Trierweiler. « Sans compter que la sortie du film ne manquerait pas de relancer les ventes de son livre… » (source:métro)

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