Mexique: le président condamne la décision de construire un mur à la frontière avec les États-Unis

ENRIQUE PEÑA NIETO

Le président mexicain Enrique Peña Nieto a déclaré mercredi qu’il « condamnait » la volonté de son homologue américain, Donald Trump, de construire un mur à la frontière avec les États-Unis. Il a répété qu’il ne paierait « pour aucun mur ».

Le président mexicain Enrique Peña Nieto a condamné mercredi 26 janvier le projet de son homologue américain Donald Trump de construire un mur à la frontière entre les deux pays. Il s’est engagé à défendre les migrants mexicains aux États-Unis.

« Je regrette et condamne la décision des États-Unis de continuer la construction du mur qui, depuis des années, au lieu de nous unir, nous divise » a-t-il affirmé dans un bref message vidéo diffusé sur son compte Twitter.

« Le Mexique ne croit pas aux murs. Je l’ai dit plusieurs fois : le Mexique ne paiera pour aucun mur » a-t-il encore réagi, devant la promesse répétée du président américain de faire payer le mur par son voisin du Sud.

 

Donald Trump a signé mercredi un décret lançant le projet de construction de ce mur, pour endiguer l’immigration illégale vers les États-Unis.

Le président mexicain n’a toutefois pas indiqué s’il comptait annuler ou non la rencontre prévue avec son homologue américain le 31 janvier, précisant qu’il attendrait le retour d’une délégation de haut niveau à Washington avant de prendre une décision « sur les prochaines étapes ».

Au Mexique, tout au long de la journée de mercredi, les leaders de l’opposition ont exhorté le président à ne pas se rendre à Washington la semaine prochaine pour protester contre le projet du mur.

« L’annonce de la construction du mur de @realDonaldTrump avant la visite d’@EPN (Peña Nieto) est un affront au Mexique », selon l’opposante Margarita Zavala, potentielle candidate du parti conservateur mexicain (PAN) à l’élection présidentielle de 2018.

Après l’annonce du chef d’État américain, Enrique Peña Nieto a également indiqué qu’il avait demandé aux 50 consulats mexicains aux États-Unis de se transformer « en authentiques défenseurs des droits des migrants mexicains ».

Quant à l’ancien président mexicain Vicente Fox, il s’en est pris avec virulence au porte-parole de la Maison Blanche : « Sean Spicer, je l’ai dit à DonaldTrump et je vous le dis maintenant : le Mexique ne paiera pas pour ce putain de mur. #Putaindemur », a-t-il grondé en anglais sur Twitter. (france 24)

Comments are closed.