Pourquoi la princesse Haya, épouse de l’émir de Dubai a t-elle fuit le pays?

Dubai

Après l’Allemagne, la plus jeune femme du cheikh a trouvé refuge à Londres. Un scandale « diplomatico-amoureux » qui éclabousse la cour d’Angleterre.

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Tels sont les ingrédients de l’affaire Haya, du nom de la dernière et plus jeune épouse de cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum, émir de Dubaï. Accompagnée de ses deux enfants âgés de 11 et 7 ans, la princesse Haya Bint Al-Hussein a trouvé refuge à Londres. Elle vit cloîtrée dans sa maison de Kensington Palace Gardens, l’artère des milliardaires de la capitale, « par peur d’être assassinée ou ramenée de force à Dubaï », selon la presse britannique, qui rappelle la fuite rocambolesque en février 2018 d’une fille de l’émir, la princesse Latifa, qui aurait été maltraitée. À écouter l’ONG Detained in Dubaï qui milite en faveur de la libération des prisonniers de l’état-confettis, la fuite de Son Altesse Royale constitue « la plus grave mise en accusation de son époux. La vraie question est de savoir pourquoi a-t-elle fait défection et que va-t-elle révéler sur les raisons de son geste »  ?

Selon ses défenseurs, la princesse Haya aurait rejoint l’Angleterre via l’Allemagne après avoir découvert les circonstances mystérieuses du rapatriement forcé à Dubaï de sa sœur, cheikha Latifa. Celle-ci s’était enfuie à bord d’un bateau arraisonné au large de Bombay par les marines indienne et émiratie. Le scandale « diplomatico-amoureux » éclabousse la cour d’Angleterre. Sa Majesté partage avec l’émir de Dubaï la passion des chevaux. Propriétaire de l’écurie de courses hippiques Godolphin Stables, cheikh Maktoum est l’un des plus gros investisseurs de Newmarket, le chef lieu des pur-sang au Royaume-Uni. La princesse, qui est à moitié britannique par sa mère, tout comme son demi-frère, le roi Abdallah de Jordanie, sont des amis proches du prince Charles et de la princesse Anne. Le Foreign Office est également dans ses petits souliers. Cheikh Maktoum est le vice-président et Premier ministre de la confédération des Émirats arabes unis, l’une des places fortes avec Oman de l’influence britannique au Proche-Orient.

Pour « l’amour des chevaux »

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Née en 1974 à Amman, diplômée de l’université d’Oxford, la fille du défunt roi Hussein est une cavalière émérite qui avait représenté le royaume hachémite lors de l’épreuve de show jumping des JO de Sydney, en 2000. Elle avait épousé en 2004 cheikh Mohammed qui a, au total, six épouses, dont il a eu vingt-trois enfants. Deux ans plus tard, elle était devenue présidente de la Fédération équestre internationale (FEI).

 

La fuite de la princesse intervient au moment où beaucoup dénoncent les conditions de vie presque inhumaines auxquelles sont soumises les femmes au niveau du Palais de Dubaï et qui poussent beaucoup d’entre elles à prendre la poudre d’escampette, à commencer par les filles de l’Emir.

« Je m’en fiche que tu vives ou que tu meurs »

En effet, des sources rapportent que la fille ainée de l’Emir, Shamsa, âgée de 37 ans, avait tenté de fuir le pays avant d’être capturée.  Et elle n’est pas la seule. Latifa, sa fille âgée de 33 ans, avait aussi réussi à s’enfuir de Dubaï en 2018 grâce à l’aide d’un agent secret français. Elle avait été capturée en Inde et rapatriée vers Dubaï. Depuis, aucune nouvelle d’elle.

Pendant ce temps, l’Emir semble avoir tourné la page. En effet, dans un poème (qui serait dédié à sa femme) publié sur son compte officiel Instagram, il écrit en arabe : « toi, le traitre, tu as trahi le confiance la plus précieuse et ton jeu a été dévoilé. Tes jours de mensonge sont finis. Ce que nous fûmes et ce que nous sommes n’a plus d’importance. Tu n’as plus de place à mes côtés, vas avec qui tu veux et profites-en. Je m’en fiche que tu vives ou tu meurs ».

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