Rosetta au rendez-vous

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La sonde spatiale européenne Rosetta est enfin arrivée à destination. Son incroyable voyage touche à son terme. Après 6,4 milliards de kilomètres avalés en dix ans et de multiples détours, elle a été très ponctuelle.

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L’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé mercredi à 11h35 précises la réussite du démarrage des opérations d’insertion en orbite autour de la comète Chury, une boule de neige  sale de 4 kilomètres de diamètre, vestige des premiers instants du Système solaire.

Étape ultime, Rosetta tentera d’y larguer un petit module d’atterrissage le 11 novembre.

La sonde doit ce matin effectuer son rendez-vous avec la comète « Chury » de son nom complet Churyumov-Gerassimenko. Ensuite, d’août à novembre, Rosetta va naviguer de conserve avec Chury, à diverses distances mais en s’approchant jusqu’à 10 km du noyau cométaire. Une position idéale pour en réaliser une carte précise, mesurer son champ gravitationnel et sa rotation. En novembre,  l’atterrisseur Philae doit poser sur l’astre, la phase la plus risquée de la mission. Le robot doit en effet s’accrocher à une surface à l’aide de harpons afin d’éviter de rebondir en raison de la très faible gravité. Si l’opération réussit, elle constituera une première spatiale et un grand succès pour le programme d’exploration du système solaire de l’ESA.

Une mission d’environ un milliard d’euros qui doit révéler aux astrophysiciens de nombreux secrets gardés par les comètes, ces corps glacés qui témoignent de la formation du système solaire, de l’origine du monde il y a 4,5 milliards d’années.

Son suivi va permettre de savoir comment les planètes se sont formées, comment l’eau et la terre sont apparues…

Durant toute cette période, la comète est encore endormie, froide, car trop loin du Soleil. Puis, de l’hiver 2014 à l’été 2015, elle va s’approcher de notre étoile jusqu’à une distance similaire à celle de la Terre. Au fur et à mesure, le corps de glacé salé, garni de poussières et peut-être d’un cœur rocheux, va se réchauffer. La comète dégazera alors de grandes quantités de matière, poussières et gaz, qui formeront un halo brillant, une chevelure et une queue orientée dans le sens opposé au Soleil. Si la sonde survit à cet environnement, elle pourra donner des informations inédites sur les transformations subies par la comète.

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