Snapchat, un empire qui vaut déjà des milliards de dollars

snapchat

Snapchat pour ceux qui ne connaissent pas est une application à la base un projet d’étude de deux étudiants de l’université Stanford, Evan Spiegel âgé de 22 ans et Bobby Murphy âgé de 24 ans. L’application est lancée en septembre 2011, et est lancée sur Android le 29 novembre 2012. C’est une application de partage de photos et de vidéos disponible surplates-formes mobiles de type iOS et Android.

Snapchat a beau avoir empilé les déboires sur le plan de la sécurité, sa popularité dans le milieu de la high-tech est incontestable. Par une nouvelle levée de fonds, le service de messagerie a dépassé les 10 milliards de dollars de valorisation.

Snapchat est décidément une aventure à la dynamique digne d’un grand huit. Après avoir connu une fin d’année 2013 et un début d’année 2014 placés sous de bien mauvais auspices, avec un piratage de 4,6 millions de comptes, des efforts de sécurisation largement remis en question et la mise en exergue d’autres failles au sein de l’application, la start-up d’Evan Spiegel avait tout juste eu le temps de reprendre son souffle qu’elle était contrainte de se placer sous la surveillance de la FTC — le tout pendant que Facebook tentait de récupérer les déçus en lançant Slingshot.

Quelques mois — et une nouvelle affaire de piratage — plus tard, les affaires semblent néanmoins tourner. En effet, si Snapchat n’est toujours pas rentable en dépit de l’engouement des annonceurs, qui diffusent plus de 500 millions de messages publicitaires chaque jour — pour « seulement » 700 millions de « snaps » entre personnes privées —, les caisses sont loin d’être vides : la jeune firme vient d’officialiser la conclusion d’un tour de table à 485,6 millions de dollars, s’assurant par la même d’une valorisation excédant la modique somme de 10 milliards de dollars. L’identité des 23 investisseurs n’a pas été dévoilée, mais des rumeurs insistantes font de Yahoo! et d’Amazon des membres de ce généreux groupe.

Rappelons qu’il y a un peu plus d’un an, de nombreuses sources indiquaient qu’Evan Spiegel avait décliné une offre de rachat de plus de 3 milliards de dollars formulée par Mark Zuckerberg. L’information a d’ailleurs été confirmée par les documents issus du récent piratage de Sony Pictures. Le PDG de Snapchat se voyait-il déjà à la tête d’un navire pesant plus de 10 milliards de dollars ? Dans tous les cas, il semble aujourd’hui résolu à aller encore plus loin : il a récemment nommé Imran Khan, auparavant spécialiste high-tech pour le Crédit Suisse, à la tête de la stratégie de Snapchat. (source:les numériques)

 

 

Comments are closed.