Sommet Afrique-France 2017: Trente-cinq chefs d’Etat et de gouvernement étaient présents

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Trente-cinq chefs d’Etat et de gouvernement étaient présents, vendredi 13 janvier au soir, pour le dîner officiel offert par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta lors de ce sommet Afrique-France de Bamako. Un succès de fréquentation pour le dernier rendez-vous du président Hollande en terre africaine.

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Les présidents malien IBK et tchadien Idriss Déby l’ont rappelé à la tribune : la France reste un partenaire stratégique des pays africains en matière de sécurité. La coopération militaire franco-africaine est d’ailleurs l’un des thèmes du huis clos « paix et sécurité ». Une coopération qui ne s’arrête pas aux pays francophones. Si le président du Nigeria a fait le déplacement, c’est sans doute parce que Paris avait organisé en 2014 à l’Elysée le premier sommet sur la lutte contre Boko Haram et que François Hollande était le seul chef d’Etat occidental présent à Abuja, il y a un an, pour évoquer la question avec les pays du bassin du lac Tchad.

Autre facteur mobilisateur : le bon réseau du président malien sur le continent. On peut penser par exemple que le Congolais Denis Sassou-Nguesso et le Gabonais Ali Bongo, qui sont en froid avec Paris, n’auraient sans doute pas fait le déplacement à la seule invitation française. Tous deux sont en revanche en très bons termes avec le président IBK qui s’est rendu à leur investiture après des élections contestées.

Le point sur les absents

Quelques absents tout de même pour ce sommet : Omar el Béchir n’est pas là. Et ce n’est pas une surprise. Sous le coup d’un mandat de la Cour pénale internationale (CPI), le président soudanais n’a pas été convié. Yahya Jammeh, le président gambien sortant, a été désinvité depuis son refus de reconnaitre sa défaite à la présidentielle. Egalement absents : les présidents béninois, ivoiriens et camerounais.

Aucune explication officielle n’a été donnée, mais on peut penser que le président Ouattara est resté à Abidjan pour veiller à la résolution de la crise avec les militaires entrés en mutinerie ces derniers jours. Tout comme le président Paul Biya pourrait avoir préféré rester au Cameroun dans le contexte de tensions dans les provinces anglophones du pays.

La course à la tête de l’UA

Enfin, dernier enjeu officieux de ce sommet, et qui peut avoir décidé certains chefs d’Etat à venir : l’élection pour la présidence de la commission de l’Union africaine aura lieu dans quelques jours et en coulisse du sommet, le lobbying va bon train.

En juillet dernier, les chefs d’Etat n’avaient pas réussi à se mettre d’accord sur les trois candidats présentés pour prendre la succession de Nkosazana Dlamini-Zuma, d’Afrique du Sud. L’élection avait donc été reportée au tout prochain sommet de l’UA des 30 et 31 janvier à Addis-Abeba et la liste des candidatures avait été rouverte. Trois personnalités aux profils et parcours plus étoffés sont entrés en lice : l’ancien ministre et diplomate sénégalais, Abdoulaye Bathily, la ministre des Affaires étrangères kényane Amina Mohamed ainsi que son homologue tchadien Moussa Faki.

Tous trois sont présent ont multipliés contacts et interviews. Ils ont également des représentants qui battent campagne à coup de distribution de programme et même de clé USB. Et pour toucher le plus d’interlocuteurs possible, leurs parrains des trois candidats, les présidents tchadien, sénégalais et kényan sont venus avec des délégations renforcées, pas moins de 90 membres par exemple, côté kényan !

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