Superbowl 2016: victoire des Denver Broncos face aux Carolina Panthers (24-10)

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Les Denver Broncos de Peyton Manning ont remporté dimanche le Super Bowl face aux Carolina Panthers (24-10). Après 1997 et 1998, c’est la troisième fois que Denver est sacrée dans le championnat de football américain.

C’est un grand classique des sports collectifs : l’attaque fait gagner des matchs, la défense fait gagner des titres. Plus solides que jamais durant ce Super Bowl 2016, les Denver Broncos ont ainsi muselé (24-10) les velléités offensives de Carolina Panthers qui n’avaient pourtant perdu qu’une seule fois durant la saison régulière.

C’est un autre grand classique : répondre présent au moment clé, c’est-à-dire au moment d’une finale, n’est pas donné à tout le monde. En tout cas pas forcément à ceux qui ont paru les plus forts durant le parcours menant à l’ultime affrontement. Décryptage de ce match, événement sportif le plus important du calendrier américain, suivi par plus de 120 millions de téléspectateurs à travers le monde.

► Le match : une purge
Ceux qui ont découvert le Foot US à l’occasion de ce Super Bowl n’y reviendront peut-être pas. Et même certains puristes ont dû souffrir devant leur écran. Cette finale a en effet récompensé les destructeurs au détriment des constructeurs de jeu. En peu de mots, les Denver Broncos n’ont jamais été véritablement inquiétés, les Carolina Panthers n’inscrivant qu’un seul touchdown alors qu’ils étaient déjà menés 10-0. Pour le reste, les fautes et les erreurs de main furent bien plus nombreuses que les passes lumineuses et les chevauchées fantastiques. Une statistique résume à elle seule la suprématie de la défense des Broncos : jamais les Panthers n’avaient inscrit seulement 10 points cette saison.

 

► Le joueur : Von Miller (Denver Broncos)
On attendait les deux quaterbacks stars mais on les a finalement placés dans les catégories ci-dessous. Car ce match ne pouvait mettre en valeur qu’un défenseur. En l’occurrence Von Miller, logiquement désigné MVP (most valuable player, meilleur joueur) de ce Super Bowl. Déjà énorme en finale de conférence contre les New England Patriots, le linebacker de Denver a cette fois mangé Cam Newton tout cru, provoquant notamment la perte de balle de ce dernier sur le premier touchdown des Broncos durant le deuxième quart-temps, avant d’initier l’action du touchdown du break de C.J. Anderson à trois minutes de la fin. En tout, le bonhomme aura réussi 5 plaquages et fait perdre deux ballons brûlants à Newton… Celui-là même qui l’avait devancé de justesse lors de la draft 2011.

 

► Le bide : Cam Newton (Carolina Panthers)
La saison de rêve du phénomène de la saison se sera conclu par un véritable cauchemar. On a parlé plus haut d’une ses pertes de balle coûteuses (il y en a eu trois au total). On peut ajouter une passe ratée pour Ted Ginn lors du troisième quart-temps qui s’est terminée par une interception adverse, symbole de son 16 sur 38 dans cet exercice. Et pour la toute première fois, on l’a vu se départir de son sempiternel sourire. il faut dire que le joueur de 27 ans avait tout réussi jusque-là : titre universitaire, trophée de meilleur joueur NCAA, meilleur rookie de l’année, trophée de MVP… Cette défaite est son premier rendez-vous manqué. Une stat pour le consoler : cela fait seize ans que le MVP de la saison régulière n’a plus remporté le Super Bowl. La malédiction a donc simplement encore frappé.

 

► L’histoire : la sortie par la grande porte de Peyton Manning (Denver Broncos)
Pour le coup, mieux vaut oublier son match, insipide (13 sur 23 à la passe et une perte de balle au sol). Et plutôt retenir qu’il s’agit sans doute du dernier, même si l’intéressé a refusé de le confirmer après coup. Ses jambes de 39 ans, son niveau de jeu en berne et ce titre (son deuxième en quatre Super Bowls disputés) lui offrent en effet la plus belle des fins de carrière possibles, en tant que plus vieux quaterback à avoir jamais décroché le Graal. En 18 saisons de NFL, il demeurera aussi pour toujours celui qui a délivré le plus de passes (539) ayant abouti à des touchdowns. Soit l’un des plus grands joueurs de l’histoire de son sport.

Le coup d’envoi draine des pointes d’audience à 180 millions de téléspectateurs, dont le président Barack Obama qui réunit chaque année des amis à la Maison Blanche.

Pendant la retransmission lors des nombreux arrêts de jeu, se déroule une autre compétition, celle des annonceurs et des agences de publicité qui rivalisent de moyens et d’orginalité (parfois) pour faire passer leur message. Il aura fallu aux entreprises cette année dépenser cinq millions de dollars (4,5 M EUR) pour un écran de 30 secondes, un record. (huffington)

 

Performance de l’hymne par la chanteuse Lady Gaga ci dessous:

Performance de Coldplay, Bruno Mars & Beyoncé  ci dessous:

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