Diary Sow sur son nouveau livre : «J’ai écrit ce bouquin pour régler quelques comptes »
Le pays de Senghor est secoué par la littérature. Après le Roman du jeune écrivain, à l’âge de 31 ans, ayant remporté le Prix de Goncourt, nous voilà replongé au fond de l’abime. C’est le tour de Diary Sow, « Je pars ». L’étudiante sénégalaise est revenue sur les raisons qui l’ont poussé à écrire un nouveau roman. Selon la jeune romancière, il s’agit de régler quelques comptes.
« Je pars » est une réponse romancée aux critiques, a-t-elle fait savoir sur Afp. « J’ai écrit ce bouquin pour régler quelques comptes », reconnaît la jeune femme « emprisonnée par l’opinion des autres », dont l’identité a, selon elle « tellement été déformée qu’elle n’arrive plus à coller à ce personnage ».
En feuilletant les pages de ce livre, on se rend compte que l’auteur raconte l’histoire de Coura, Française d’origine sénégalaise qui décide d’échapper à sa vie. Elle quitte Paris sans prévenir personne, puis revient des semaines plus tard, changée à jamais. « Disparaître, certains en rêvent. Elle l’a fait », souligne Robert-Laffont, un important éditeur français, qui publie le livre, faisant de la confusion entre le réel et l’inventé un croustillant argument de vente.
A travers ce livre, l’auteur cherche à « choquer » une société. Elle fait découvrir à Coura sa sensualité, quand l’on discourt rarement sur l’intimité féminine au Sénégal. « J’ai voulu provoquer de la répulsion, de l’incompréhension, du dégoût, peu m’importe tant que ce n’est pas de l’indifférence », a-t-elle ajouté sur Afp.
Elle espère ainsi, au rythme des frasques de Coura, « réinventer » sa vie. Et d’oser : « Peut-être qu’un jour je parviendrai à être celle qui définit ma propre image. »
