Tragédie à Mitry-Mory : Le harcèlement scolaire tue encore, la jeunesse en deuil

Le mardi 13 janvier 2026 restera une date noire pour la communauté lycéenne de Seine-et-Marne. Camelia, une jeune fille de 17 ans scolarisée au lycée Honoré-de-Balzac à Mitry-Mory, a mis fin à ses jours sur les rails du RER B. Derrière ce geste désespéré se cache une réalité brutale que ses camarades n’hésitent plus à nommer : un « harcèlement banalisé ».

Une vie fauchée, un cri d’alarme

Alors que l’enquête ne fait que commencer, les premiers témoignages pointent du doigt un calvaire quotidien que Camelia aurait subi au sein de son établissement. Pour ses amis et camarades, sous le choc, ce drame n’est pas un incident isolé mais le résultat d’un système qui peine encore à protéger ses éléments les plus vulnérables contre les violences psychologiques répétées.

Le fléau du “Harcèlement Banalisé”

Le terme utilisé par les élèves, « banalisé », est sans doute le plus inquiétant. Il suggère que les moqueries, l’exclusion et les micro-agressions font partie du décor quotidien des lycéens, au point de devenir invisibles pour les adultes et les institutions.

À l’ère des réseaux sociaux, le harcèlement ne s’arrête plus aux portes de l’école ; il poursuit les victimes jusque dans l’intimité de leur chambre, créant un sentiment d’étouffement sans issue.

Un enjeu pour tous, ici et ailleurs

Chez Time For Africa, nous croyons fermement que l’éducation ne se limite pas aux résultats académiques. Elle doit avant tout garantir un environnement sûr où chaque enfant peut s’épanouir. Que ce soit en France ou dans nos pays africains, où les structures de lutte contre le cyber-harcèlement et le soutien psychologique scolaire sont encore en plein développement, ce drame doit servir de leçon universelle.

Nous devons nous poser les bonnes questions :

  • Comment détecter les signaux de détresse avant qu’il ne soit trop tard ?
  • Quelle responsabilité pour les plateformes numériques et les réseaux sociaux ?
  • Comment briser la loi du silence qui entoure souvent ces pratiques ?

Solidarité et prévention

Nos pensées vont à la famille de Camelia, à ses amis et à tous les élèves du lycée Honoré-de-Balzac. Il est impératif que justice soit faite, mais surtout que des mesures concrètes de prévention soient renforcées pour que le nom de Camelia soit le dernier sur cette triste liste.

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