Éducation : La fin définitive du « droit de correction » parental

Par la Rédaction | 16 Janvier 2026

C’est un tournant historique pour la protection de l’enfance. La justice a récemment réaffirmé une position sans ambiguïté : le prétendu « droit de correction » parental n’existe pas et ne peut en aucun cas justifier des violences physiques ou psychologiques envers un enfant. Cette décision vient consolider un arsenal législatif qui, depuis 2019, vise à éradiquer les châtiments corporels au sein de la famille.

Un héritage du passé désormais caduc

Pendant des décennies, une certaine tolérance sociale et juridique permettait aux parents d’invoquer un « droit de correction » pour justifier des gestes tels que la fessée ou la gifle, tant qu’ils étaient jugés “proportionnés”. Cependant, depuis la loi relative à l’interdiction des violences éducatives ordinaires (VEO) adoptée en 2019, ce concept a été légalement enterré.

La justice rappelle aujourd’hui que l’autorité parentale s’exerce sans violence, et que l’intérêt supérieur de l’enfant doit primer sur toute méthode éducative coercitive.

Les conséquences de la loi de 2019

La loi de 2019 a modifié le Code civil pour y inscrire que « l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques ». Cette mesure n’est pas seulement symbolique :

  • Changement de paradigme : Elle retire tout fondement juridique aux parents qui tenteraient de minimiser des actes de violence devant un tribunal.
  • Prévention : Elle sert de base à la sensibilisation des futurs parents lors des séances de préparation à la naissance.
  • Protection : Elle facilite l’intervention des services sociaux et de la justice dès les premiers signes de maltraitance, même légère.

Vers une parentalité bienveillante

L’objectif de cette fermeté judiciaire n’est pas de criminaliser les parents en difficulté, mais de promouvoir une éducation fondée sur le dialogue et le respect mutuel. De nombreuses études montrent que les violences dites “éducatives” ont des conséquences à long terme sur la santé mentale, le développement cognitif et l’estime de soi de l’enfant.

En abolissant ce droit ancestral, la société choisit de traiter l’enfant comme un sujet de droit à part entière, dont l’intégrité physique est aussi sacrée que celle d’un adulte.


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