Europe : Coup d’arrêt pour la « Black Axe », le réseau criminel qui défiait les frontières
Par la Rédaction de Time for Africa, Mardi 13 janvier 2026
Une opération coordonnée par Europol vient de porter un coup sévère à l’organisation criminelle internationale « Black Axe ». Présente dans des dizaines de pays, cette structure, spécialisée dans la cybercriminalité et le blanchiment d’argent à grande échelle, a vu ses activités paralysées suite à une vague d’interpellations massives à travers toute l’Europe.
Une opération synchronisée dans plusieurs pays
Le bilan de l’opération, dont les détails ont été communiqués ce début de semaine, est impressionnant. En Espagne, pas moins de 34 arrestations ont été effectuées en quelques jours. Les enquêteurs ont frappé simultanément dans plusieurs métropoles européennes, saisissant des dizaines d’ordinateurs, de serveurs cryptés, ainsi que des sommes importantes en espèces et en crypto-actifs.
L’enquête a révélé que le groupe utilisait des techniques de pointe pour orchestrer des fraudes financières massives, allant du piratage de comptes bancaires à des systèmes élaborés d’escroquerie à la romance (méthode dite du « lover boy ») pour extorquer des fonds à des milliers de victimes.
Le nerf de la guerre : Le blanchiment d’argent
Au-delà de la fraude, la « Black Axe » excellait dans l’art de dissimuler l’origine de ses revenus. Les fonds volés étaient rapidement réinjectés dans des circuits légaux ou convertis via des plateformes de trading opaques. Les analystes d’Europol, basés à La Haye, ont travaillé pendant des mois pour remonter les flux financiers complexes qui transitaient par des comptes aux quatre coins de l’Europe.
« Nous faisons face à une criminalité sans visage, capable de déplacer des millions d’euros en quelques clics », a déclaré un porte-parole d’Europol. La sophistication du réseau reposait sur une structure hiérarchisée et des cellules opérationnelles autonomes, rendant le travail d’enquête particulièrement ardu.
Une coopération internationale sans précédent
Le succès de cette enquête repose sur une collaboration étroite entre les polices espagnole, italienne, portugaise et française, avec l’appui technique des agents de liaison d’Interpol. Cette coordination a permis de briser les barrières juridiques et techniques qui protègent habituellement ces réseaux transfrontaliers.
Alors que les suspects sont actuellement présentés devant les magistrats de différents pays, l’enquête se poursuit pour identifier les « cerveaux » informatiques de l’organisation. Pour les autorités européennes, cette victoire est un signal fort envoyé aux réseaux de la grande criminalité : l’espace de liberté européen n’est plus une zone d’impunité pour les cyberdélinquants.

