Le dossier Sweet Beauty un circuit judiciaire inédit au Sénégal

Il a fallu attendre deux ans et trois mois pour qu’en fin l’appareil judiciaire décide de juger cette affaire désormais intitulée “Sweet Beauty”. Et c’est bien la chambre criminelle aux commandes d’une affaire supposée de viols et menace de mort.

On retiendra que cet épisode judiciaire aura tout fait si ce n’est laisser tout un pays dans une indifférence totale. En famille, sur la place publique et même dans les lieux de travail, les gens sont accrochés à ce procès de grand ampleur. Pendant 18 tours d’horloge, marqués par quelques pauses, beaucoup de choses ont été dites dans la salle 4 du tribunal de Dakar. Le principal accusé président de Pastef et maire de Ziguinchor Ousmane SONKO était absent. Par contre Adji Raby SARR, Ndèye Khady NDIAYE, le capitaine TOURE, Dr GAYE (le gynecologue) et d’autres témoins étaient présents.

Les interrogatoires ont démarré avec Ndèye Khady NDIAYEqui a été interpellé au fond sur le salon de beauté, sa création, ses services et sur le client Ousmane SONKO. “Je n’ai jamais dit qu’il y avait des clients VIP, j’avais une fois surpris Adji sur un client. Le client ne choisit pas ses masseuses. Mais les masseuses sont prises par ordre d’arrivée” tels ont été le témoignage de l’ex propriétaire du salon “Sweet Beauté”.

L’accusatrice Adji SARR, quant à elle, prenant la parole devant la barre s’est toute suite orienté vers une voie sulfureuse. Elle est, de façon limpide, revenu sur ses supposées “relations sexuelles entretenues” avec Ousmane SONKO à Sweet Beauty. Aissata BA, une autre employée du salon à l’époque a fait également son passage même si parfois, elle n’a pas été totalement en phase avec sa copine Adji Raby SARR.

C’est dans une ambiance complètement débridée que les autres témoins présents ont livré leur part de vérité dans ce dossier. Le procureur dans son réquisitoire a requis 10 ans de réclusion criminelle contre M. SONKO. En plus le parquet a estimé que si le juge ne retient pas la thèse du viol, ”qu’il considère alors la manipulation de la jeunesse” . Plutôt inédit cette réquisition du procureur.

Le président de la Chambre Criminelle, après 18h de débats dans un procès sans défense, a prononcé la date retenue pour le délibéré. Ce sera dans seulement une semaine le 1er juin 2023.

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