Chasse aux Albinos en Afrique : entre superstitions et violence

En Afrique du Sud une femme s’est faite violer plusieurs fois parce qu’elle est albinos.Regina Mary Nlodvu, une Sud-Africaine de 34 ans née avec l’albinisme, a été victime de viols multiples en raison de sa condition. Cette tragique histoire met en lumière les défis auxquels sont confrontées les personnes albinos dans certaines communautés. L’albinisme est souvent mal compris et stigmatisé, ce qui peut entraîner des violences et des discriminations à l’encontre de ceux qui en sont atteints.

L’Afrique, berceau de diverses cultures et traditions, est aussi le théâtre d’une tragédie silencieuse : la persécution des personnes atteintes d’albinisme. Dans de nombreux pays subsahariens, ces individus sont victimes de discriminations, d’attaques brutales et de superstitions ancestrales. Plongeons dans ce sombre chapitre de l’histoire africaine.

L’albinisme, une condition génétique caractérisée par l’absence de pigments dans la peau, les cheveux et les yeux, suscite des croyances profondément ancrées. Certains pensent que les albinos sont immortels, dotés de pouvoirs surnaturels ou maudits. Ces mythes ont des conséquences tragiques.

En Tanzanie, naître albinos peut être synonyme de condamnation à mort. Depuis 2006, 71 personnes albinos ont été tuées, et 29 autres ont été attaquées. Les raisons ? Les restes de leur corps entrent dans la composition de remèdes magiques vendus par des sorciers à des prix exorbitants. Les cheveux, les os, les organes génitaux ou les pouces d’albinos sont réputés gonfler un filet de pêche, révéler la présence d’or dans un terrain ou faire gagner des voix à un politicien.

Ces pratiques macabres ont des racines anciennes, remontant au début du XXe siècle, lorsque les petits agriculteurs ont cherché des opportunités lucratives, mais risquées, dans la pêche et l’extraction de l’or.Pour beaucoup de Tanzaniens, les albinos sont des fantômes qui ne peuvent mourir. Leur vulnérabilité les expose à des mutilations et des massacres, parfois même de la part de leur propre famille. Le remède à base de parties corporelles d’albinos peut coûter jusqu’à 100 000 shillings tanzaniens (environ 40 euros), dans un pays où le salaire moyen annuel est d’environ 2 500 euros. Un bras d’albinos peut rapporter jusqu’à 4 000 euros à un sorcier.Malgré les horreurs perpétrées contre les albinos, peu de coupables sont condamnés.

Seules 21 personnes ont été condamnées pour le meurtre d’albinos depuis 2007, dans à peine six affaires. Le manque de coopération des familles et la peur des riches clients des waganga (sorciers) contribuent à cette impunité.La lutte contre la persécution des albinos en Afrique est un combat collectif. Sensibiliser, éduquer et protéger ces individus vulnérables est essentiel. il est primordial de briser les chaînes de la superstition et de la violence, offrant ainsi un avenir plus juste et éclairé à tous les albinos du continent.

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